04.1 Bandage, norme et profil
Profils nominaux P et R
Dans nos propres productions jusqu’ici, nous avons adopté deux profils de bandages qui correspondent à deux jeux de normes.
RP25-88 est une norme dite fine édictée pour les modélistes américains (Recommended Practices n°25, code 88), plus tolérante en termes de dimensions de l'ornière dans les appareils de voie ainsi que de rayon d’inscription du modèle réduit.
Proto’87 est la norme stricte en termes de respect des formes réelles.Le bandage de nos roues est usiné en maillechort pour sa couleur et sa conductivité, mais pourrait être en acier inoxydable.
On voit ces deux normes appliquées ici : notre 3.040 TA ici montée par Jacques Poré est équipée en RP25-88, alors que la 2.231E Roco est ici convertie en Proto'87 par Vong Chan Quang.
Dans nos propres productions jusqu’ici, nous avons adopté deux profils de bandages qui correspondent à deux jeux de normes.
RP25-88 est une norme dite fine édictée pour les modélistes américains (Recommended Practices n°25, code 88), plus tolérante en termes de dimensions de l'ornière dans les appareils de voie ainsi que de rayon d’inscription du modèle réduit.
Proto’87 est la norme stricte en termes de respect des formes réelles.Le bandage de nos roues est usiné en maillechort pour sa couleur et sa conductivité, mais pourrait être en acier inoxydable.
On voit ces deux normes appliquées ici : notre 3.040 TA ici montée par Jacques Poré est équipée en RP25-88, alors que la 2.231E Roco est ici convertie en Proto'87 par Vong Chan Quang.
Le bandage de nos roues est usiné en maillechort pour sa couleur et sa conductivité, mais pourrait être en acier inoxydable.
On complète le profil par les formes permettant le chassage et l’immobilisation du flasque, respectivement assurés par un congé de raccordement de l'alésage à la face interne et par une rainure en V dans l'alésage.
Remarquons qu'entre ces deux figures, le flasque est inchangé.
Illustrons ces normes par leurs conséquences sur le profil du bandage, dans la génération de roues que nous étudions actuellement.
Comme dans notre catalogue, nous nommons ici P le profil Proto’87 et R le profil RP25-88.
Dans les deux cas, la hauteur du bandage mesurée entre le flasque et la bande de roulement est de 0.9 mm, qui correspond à une roue réelle neuve de la locomotive 3.040 TA.
Les roues de wagon et les essieux porteurs de locomotives, plus petites, ont souvent un bandage moins épais : les deux profils R et P sont alors excessifs et inesthétiques car hors de proportions.
On complète le profil par les formes permettant le chassage et l’immobilisation du flasque, respectivement assurés par un congé de raccordement de l'alésage à la face interne et par une rainure en V dans l'alésage.
Remarquons qu'entre ces deux figures, le flasque est inchangé.
Illustrons ces normes par leurs conséquences sur le profil du bandage, dans la génération de roues que nous étudions actuellement.
Comme dans notre catalogue, nous nommons ici P le profil Proto’87 et R le profil RP25-88.
Dans les deux cas, la hauteur du bandage mesurée entre le flasque et la bande de roulement est de 0.9 mm, qui correspond à une roue réelle neuve de la locomotive 3.040 TA.
Les roues de wagon et les essieux porteurs de locomotives, plus petites, ont souvent un bandage moins épais : les deux profils R et P sont alors excessifs et inesthétiques car hors de proportions.
Profils fins S et T
Pour cette raison, nous avons développé deux profils alternatifs S et T dans lesquels la bande de roulement et le boudin sont inchangés, mais la hauteur du bandage est affinée et donc le flasque est agrandi.
On les voit ici appliqués dans deux cas caractéristiques.
La machine de gauche est en voie métrique, ses roues sont petites mais restent de proportions agréables à l'oeil même avec les bagues isolantes que nécessitent les rayonnages en bronze à la cire perdue.
A droite, ces roues ont un diamètre de 8.4 mm au plan de roulement et des bandages épais seraient très inesthétiques.
Pour cette raison, nous avons développé deux profils alternatifs S et T dans lesquels la bande de roulement et le boudin sont inchangés, mais la hauteur du bandage est affinée et donc le flasque est agrandi.
On les voit ici appliqués dans deux cas caractéristiques.
La machine de gauche est en voie métrique, ses roues sont petites mais restent de proportions agréables à l'oeil même avec les bagues isolantes que nécessitent les rayonnages en bronze à la cire perdue.
A droite, ces roues ont un diamètre de 8.4 mm au plan de roulement et des bandages épais seraient très inesthétiques.
Le flasque habituel de nos productions est dimensionné pour loger une bague isolante quand ce flasque est en bronze moulé à la cire perdue.
Celui que nous montrons sur nos dessins plus haut est obtenu par un aute procédé, nous le nommons le Flasque Y.
Comme la bague isolante n'est plus nécessaire, nous gagnons déjà 230 microns au rayon.
Le flasque peut être agrandi puisque le bandage est affiné, à diamètre constant pour la bande de roulement.
Ainsi agrandi, le flasque est nommé Z.
Les deux profils de bandage S et T peuvent se dériver des profils R et P en réalésant les pièces au tour et à l’unité, ce qui nous dispense de lancer une série différente.
Les profils R et P sont pertinents pour les roues motrices de locomotives mais peuvent s’avérer disgrâcieux pour des roues plus petites, par exemple des roues de wagon dont le bandage est plus fin, mais auxquels les profils S et T ne s’appliquent pas toujours.
Celui que nous montrons sur nos dessins plus haut est obtenu par un aute procédé, nous le nommons le Flasque Y.
Comme la bague isolante n'est plus nécessaire, nous gagnons déjà 230 microns au rayon.
Le flasque peut être agrandi puisque le bandage est affiné, à diamètre constant pour la bande de roulement.
Ainsi agrandi, le flasque est nommé Z.
Les deux profils de bandage S et T peuvent se dériver des profils R et P en réalésant les pièces au tour et à l’unité, ce qui nous dispense de lancer une série différente.
Les profils R et P sont pertinents pour les roues motrices de locomotives mais peuvent s’avérer disgrâcieux pour des roues plus petites, par exemple des roues de wagon dont le bandage est plus fin, mais auxquels les profils S et T ne s’appliquent pas toujours.
Profils réduits M et N
Aussi bien R et P que S et T peuvent aussi s’avérer trop encombrants dans le cas de modèles très contraints : deux roues motrices peuvent être très proches, un plancher ou un bas de caisse trés bas, des sabots de frein risquent de toucher, etc.
Pour cette raison, nous avons aussi développé les profils réduits M et N que voici.
A gauche, la 1.230D ex S9 d'Est Modèles peut parfaitement être équipée de nos roues à condition d'en adapter le bandage.
A droite, ce kit de 5.242TC présenté par X2425 sur le Forum LR Presse n'est pas monté avec nos roues mais c'est un autre point qui nous fait choisir cette image.
Faut-il vraiment respecter le diamètre des roues de bogie, soit 11.7 mm à l'échelle, alors que les boudins de roues hors d'échelle et les contraintes de roulement obligent à augmenter le rayon des garde-boues au bas des longerons, où faut-il accepter les compromis ?
Aussi bien R et P que S et T peuvent aussi s’avérer trop encombrants dans le cas de modèles très contraints : deux roues motrices peuvent être très proches, un plancher ou un bas de caisse trés bas, des sabots de frein risquent de toucher, etc.
Pour cette raison, nous avons aussi développé les profils réduits M et N que voici.
A gauche, la 1.230D ex S9 d'Est Modèles peut parfaitement être équipée de nos roues à condition d'en adapter le bandage.
A droite, ce kit de 5.242TC présenté par X2425 sur le Forum LR Presse n'est pas monté avec nos roues mais c'est un autre point qui nous fait choisir cette image.
Faut-il vraiment respecter le diamètre des roues de bogie, soit 11.7 mm à l'échelle, alors que les boudins de roues hors d'échelle et les contraintes de roulement obligent à augmenter le rayon des garde-boues au bas des longerons, où faut-il accepter les compromis ?
Montés sur le flasque Y qui lui correspond, l'encombrement est réduit puisque le diamètre hors-tout est moins important.
Pour les petites roues, la proportion entre le bandage et le flasque est améliorée.
Les deux profils de bandage M et N peuvent se dériver des profils R et P en tournant les pièces au tour et à l’unité avec un outil de forme, ce qui dispense aussi de lancer une série différente en sous-traitance.
Pour les petites roues, la proportion entre le bandage et le flasque est améliorée.
Les deux profils de bandage M et N peuvent se dériver des profils R et P en tournant les pièces au tour et à l’unité avec un outil de forme, ce qui dispense aussi de lancer une série différente en sous-traitance.
Comparaison des profils
Tirons un premier bilan de la création de ces six profils.
L'image de gauche montre les six profils empilés et les quatre diamètres de référence.
L'image de droite montre le même empilage déployé.
Tirons un premier bilan de la création de ces six profils.
L'image de gauche montre les six profils empilés et les quatre diamètres de référence.
L'image de droite montre le même empilage déployé.
Application aux roues de bogie Y30P
Appliquons ces six profils à un essieu de bogie Y30P de voiture VB2N, la fameuse Voiture de Banlieue à 2 niveaux.
Les roues réelles ont un diamètre de 840 mm, ce que nous pouvons représenter dans notre gamme actuelle par le diamètre 9.7 mm.
Si la place disponible est suffisante dans le modèle au niveau des bogies et sous le plancher, la hauteur du bandage réel donne envie de choisir les profils fins S et T selon la norme de roulement choisie par le modéliste.
Le tableau suivant résume ces six choix possibles en montrant leur effet sur l’aspect de l’essieu ; en complément de ces six profils, deux variantes « nominale » Y et « réduite » Z sont définies pour le flasque.
Appliquons ces six profils à un essieu de bogie Y30P de voiture VB2N, la fameuse Voiture de Banlieue à 2 niveaux.
Les roues réelles ont un diamètre de 840 mm, ce que nous pouvons représenter dans notre gamme actuelle par le diamètre 9.7 mm.
Si la place disponible est suffisante dans le modèle au niveau des bogies et sous le plancher, la hauteur du bandage réel donne envie de choisir les profils fins S et T selon la norme de roulement choisie par le modéliste.
Le tableau suivant résume ces six choix possibles en montrant leur effet sur l’aspect de l’essieu ; en complément de ces six profils, deux variantes « nominale » Y et « réduite » Z sont définies pour le flasque.



















